La BPCO est quatre fois plus fréquente avec la pollution de l’air qu’avec le tabagisme passif

Le constat de L’OMS (2004) est sans appel : la broncho-pneumopathie chronique obstructive deviendra d’ici 2030, la troisième cause de décès dans le monde. Un palmarès qui devrait augmenter au cours des dix prochaines années. Cette dernière serait, selon la récente étude publiée de l’European Respiratory Society, quatre fois plus fréquente avec la pollution de l’air qu’avec le tabagisme passif.

Pour réaliser cette conclusion, les chercheurs de l’ERS se sont appuyés sur la Bio-banque Anglaise et une cohorte de pas moins de 303 887 individus âgés de 40 à 69 ans. L’objectif était d’évaluer si la pollution de l’air est associée à la modification de la fonction pulmonaire ainsi que la MPOC* et d’explorer les facteurs de vulnérabilité potentiels. Dans cette étude de grande envergure, la pollution atmosphérique a été associée à une diminution de la fonction pulmonaire par une accélération du vieillissement des poumons ainsi qu’à une augmentation de la prévalence de la MPOC.

 

*La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) se caractérise par une dégénérescence progressive des tissus pulmonaires et une obstruction partiellement réversible des voies respiratoires. Elle englobe la bronchite obstructive chronique et l’emphysème. (https://cnfs.ca/pathologies/)

Consultez les résultats de l’étude sur le site de l’ERS : https://erj.ersjournals.com/content/54/1/1802140

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